Les artistes et la citrouille

Par Raphaële Jeune, commissaire de Valeurs croisées, l'édition 2008 des Ateliers de Rennes.

Texte publié dans le catalogue de l'exposition Valeurs croisées.

« (...) Le conte de Macedonio Fernandez, « La Citrouille qui devint Cosmos », nous prévenait déjà en 1944 : le légume est saisi d’une irrépressible pulsion de croissance et dévore l’intégralité de ce qu’il trouve à proximité, jusqu’à anéantir tout « extérieur ». On peut y lire une parabole – sous-titrée non sans humour « conte de la croissance » – de la capacité d’intégration fondamentale du capitalisme, lequel n’a de cesse de transformer toute étincelle de résistance en énergie pour sa propre prolifération. L’artiste, dont le moteur est un besoin de répondre à des impossibilités par une approche singulière et sensible, agit donc à l’intérieur du système, grâce à une capacité d’emprunt et de décalage qui rend visibles ses excès et ses dysfonctionnements, mais aussi ses dynamiques créatrices. (...)»

Texte complet : adr-valeurs-croisees-jeune-artistes-et-citrouille (format PDF, 6 pages).