Benoît-Marie Moriceau
Pour Ce qui vient, Benoît-Marie Moriceau échafaude une triple proposition, intitulée The Shape Of Things To Come, où se nouent des visions prospectives, parachroniques voire science fictionnelles. Au pied de l’ancien Centre des Télécommunications de Rennes, un panneau de promotion immobilière donne à voir une simulation modélisée du bâtiment projeté dans un avenir proche. Partant de l’idée que cette architecture - conçue par Louis Arretche dans les années 70 - serait à construire demain, quelle image pourrions-nous produire aujourd’hui ? Dans un parc de la ville, l’artiste présente également un abri antiatomique comme un objet sourd, surexposé, en attente de l’événement dramatique qui en justifierait l’usage. Enfin, Benoît-Marie Moriceau a imaginé un blackout, qui se produira sur l’ensemble de la ville pendant la durée de l'exposition. Ce qui vient est ici lié à ce qui peut advenir, ce qui s’est déjà produit ou, mieux encore, à ce qui peut-être délibérément provoqué. Ces trois projets implicitement complémentaires, produisent une juxtaposition d'images, de formes et de situations qui réactivent des espaces-temps ambigus et des fantasmes archétypiques.

