Jean-Marie Perdix


(France), né en 1966, vit et travaille à Paris

Le sculpteur Jean-Marie Perdrix aime à travailler en « coopérative », selon son expression. Depuis près de 20 ans, il collabore avec un groupe d’artisans au Burkina Faso et développe notamment un processus de recyclage de déchets plastiques à Ouagadougou. Il a ainsi conçu des éléments de mobilier à partir de briques de plastique moulé, modules destinés à équiper des établissements scolaires. Mais la majeure partie de l’œuvre de Jean-Marie Perdrix est constituée par une fusion organique de la matière : une concrétion où la chair ou l’épiderme animal fond et s’agglomère à la coulée de plastique, ou de bronze, en fusion. En résultent des formes aussi intrigantes que repoussantes, où le corps mort est pour ainsi dire recyclé au même titre que les matières avec lesquelles il fusionne.

Jean-Marie Perdrix a participé à des expositions collectives à la Fondation d’entreprise Ricard (Paris), au Musée d’Art Contemporain de Marseille et à Passerelle, Centre d’art contemporain (Brest).

Jean-Marie Perdrix, en production au Burkina Faso
La Criée : rencontre publique avec les artistes

Nouvelle production,

Jean-Marie Perdrix présente à La Criée un ensemble d’œuvres produites pour Incorporated!, en plastique coulé dans la peau d’une vache, selon les méthodologies mises en place par l’artiste dans son atelier de Ouagadougou. La peau, une fois arrachée, laisse sur le plastique coulé et solidifié des traces d’épiderme. Primitives, brutales, les œuvres de Jean-Marie Perdrix proposent une vue dystopique sur la modernité comme collision – et fusion – de la machine, de la nature et de l’humain


Pneumatocéphales (2004),

Pneumatocéphales, œuvre plus ancienne, se compose de quatre figures pneumatiques, masques de silicone se gonflant et dégonflant tour à tour. Totémiques, grotesques et inquiétants, les Pneumatocéphales, avec leur nom d’espèce zoologique qui restreint leur identité à la tête et au souffle, sont effectivement animés, traversés d’une pulsation mécanique. L’anthropomorphisme est ici un piège hallucinatoire pour une machine à faire apparaître des visages, en constante déformation.