Jean-Pascal Flavien


(France), né en 1971, vit et travaille à Berlin

Jean-Pascal Flavien réalise des maisons depuis une quinzaine d’années : d’abord conçues à partir de son usage propre, elles sont devenues des espaces habités par d’autres, et ouverts au public. Ses maisons sont à la fois des objets sculpturaux et des habitacles habitables, déterminant des usages spécifiques induits par l’architecture : une maison construite comme un dialogue, une maison couplée à une exposition, ou une autre dont l’étroitesse génère des activités et des relations. L’agencement des espaces, des meubles, des objets construit dans l’espace et le temps des séquences de gestes, de déplacements, d’actions. La séquence inclut la répétition, et propose une approche chorégraphiée de ces espaces hybrides. Les maisons, présentées dans des contextes d’exposition, brouillent les limites des sphères privées et publiques, de même que les temporalités : le temps de la vie, le temps de travail, les horaires de l’exposition, se télescopent et se confondent.

Jean-Pascal Flavien a exposé au Nouveau Musée National de Monaco (NMNM), au Parc Saint Léger (Pougues-les-Eaux), à la South London Gallery (Londres), à la Kunstverein de Langenhagen. Il a également participé à des expositions collectives à la Tate Modern (Londres), à Witte de With (Rotterdam), au LACE (Los Angeles) et aux Abattoirs à Toulouse.

Emmanuelle Huynh inaugure la maison de Jean-Pascal Flavien
Jean-Pascal Flavien, maison en construction

dancers sleeping inside a building (2016),

création

dancers sleeping inside a building, le projet de Jean-Pascal Flavien pour Les Ateliers de Rennes, s’inscrit dans la poursuite de son travail sur les Maisons. Ici, elle est habitée par la danse, dans une réflexion sur le mouvement, le temps, la répétition. Chaque nuit, un/e danseur/se s’y installe. Son activité est séquencée selon une partition qui lui impose une série de déplacements, son sommeil devient une chorégraphie, un travail. Le jour, lors d’un rendez-vous quotidien avec le public, il/elle répète les gestes de la nuit. Le reste du jour, la maison est accessible au public, accueilli par des narrateurs aptes à raconter la partie inaccessible au regard de son activité.

La collaboration avec le Musée de la danse, coproducteur de l’œuvre, et l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne - site de Rennes, permet d’installer ce projet dans le jardin partagé entre les deux institutions.