Klaus Lutz


(Suisse), né en 1940, décédé en 2009 à New York

Influencé par l’écrivain Robert Walser, par les films de Georges Méliès et par l’esthétique des avant-gardes russes du début du XXe siècle, l’artiste suisse Klaus Lutz a réalisé une vingtaine de films en 16mm dans un studio minuscule aménagé dans son appartement new yorkais. Vertigineux de virtuosité et de précision dans leur bricolage, ses films évoquent le retrait du monde (généralement filmé depuis la fenêtre de l’appartement de l’artiste), et la fuite onirique dans un univers intérieur, laboratoire où ont lieu des expériences étranges, cosmos sans limite de l’imaginaire.

L’œuvre de Klaus Lutz a été présentée à l’occasion d’expositions monographiques au Museum Haus Konstruktiv (Zürich), à la galerie Rotwand (Zürich), à Exile (Berlin) et à l’espace The Kitchen (New York). Elle a également été présentée lors d’expositions collectives à la Bibliothèque Nationale Suisse (Berne) et au Kunstverein de Göttingen.

Titan (2008), Vulcan (2004),

Titan et Vulcan sont deux récits mythologiques interprétés par Klaus Lutz, et intégrés dans la cosmologie caractéristique de ses œuvres. Voyageur dans un espace abstrait qui est alternativement micro ou macrocosmique, Lutz incarne ces figures hors d’échelle et hors du temps, prenant l’apparence d’un mécanicien qui, du fond des abysses, porte le monde sur ses épaules et en règle le fonctionnement. Des images de New York vue d’avion, des scènes de rue, de foule dans la Grand Central Station, apparaissent dans ces deux films comme des fenêtres ouvertes sur un autre monde inaccessible, vu en songe par le protagoniste.

Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture


Arabia 1 (1991),

Pour compléter la découverte de l’œuvre de Klaus Lutz, le film Arabia 1 (1991) est présenté en parallèle à Passerelle Centre d’art contemporain à Brest.

Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.