Laura Lamiel


(France), née en 1948, vit et travaille à Paris

Les cellules de Laura Lamiel, structures longtemps construites autour de la blancheur immaculée de matériaux usinés et d’éléments préfabriqués composent un espace abstrait, hors de toute contingence. Elles ont progressivement laissé place à la transparence et à la réflexion du verre, devenant vitrines où s’agglomèrent des objets à la charge plus biographique. Cette découpe d’espace, devenue pénétrable, propose une abstraction à la fois psychologique et métaphysique, une réflexion métaphorique sur l’interface entre intérieur et extérieur, entre introspection et relation. L’architecture y joue un rôle de structure mentale, ouverte et hermétique à la fois.

Laura Lamiel a exposé à la Biennale de Lyon 2015, à La Verrière (Fondation Hermès) à Bruxelles, à la Kunstverein Langenhagen, au Musée d’Art Moderne de Rio de Janeiro, au Quartier à Quimper, au Centre Pompidou à Paris, au MAC/VAL à Vitry-sur-Seine et au Musée de Grenoble.

Laura Lamiel s'expose à la Villa Vassilief et au Petit Palais

Chambre de capture (1) (2015), Passageway (2016),

Au Musée des beaux-arts, Laura Lamiel met en vis-à-vis trois œuvres qui se répondent et se reflètent les unes dans les autres. Chambre de capture (1), immaculée, silencieuse et éblouissante, constraste avec Passageway, une œuvre en deux parties produite pour l’exposition. Passageway est une cellule qui, contrairement aux travaux précédents de Laura Lamiel, est ici pénétrable et doit être traversée. Noire, dense, graphique, violente, elle est constituée d’objets mutilés, brisés, fragmentés, perçus selon de multiples strates, profondeurs, reflets. En vis-à-vis de cette cellule, posés contre une cloison, un agencement de cadres, de parois de verre, provoque une mise en abyme de toutes ces architectures, crée une perspective et un basculement.