Mark Manders


(Pays-Bas), né en 1968, vit et travaille à Ronse

Les sculptures de Mark Manders composent un univers d’une rare cohérence, et d’une intemporalité qui résiste à l’interprétation. Éléments d’un « autoportrait en architecture », selon ses propres termes, elles se composent souvent de figures fragmentées, divisées, et de machines inertes qui assemblent et connectent des corps humains et animaux. Ses œuvres décrivent un monde silencieux, une cartographie mentale où l’organique et l’architecture, le mort et le vif, sont imbriqués. Deux œuvres monumentales de Mark Manders sont présentées au sein d’Incorporated!.

Mark Manders a présenté des expositions monographiques au Carré d’Art - Musée d’art contemporain (Nîmes), au Musée d’art de Dallas, au Walker Art Center (Minneapolis), à la Casa Luis Barragán au Mexique. Il a participé à la 55e Biennale de Venise et a exposé au Palais de Tokyo (Paris), au MoMA PS1 (New York), au Berkeley Art Museum et au Philadelphia Museum of Art.

Conférence de Mark Manders (automne 2013)

Room with Unfired Clay Figures (2011-2015),

Dans le patio du Musée des beaux-arts est présenté Room with Unfired Clay Figures, deux figures jumelles dont les visages d’enfants, asexués, contrastent avec le brutal inachèvement de leur torse. Les statues sont présentées dans une reconstitution d’atelier ou de terrain de fouilles ; coulées en bronze, elles ont l’apparence de la terre crue, et sont traversées de tout leur long de planches de bois, qui les apparente à des objets archéologiques fraîchement excavés, à d’étranges divinités hors du temps.

Avec le soutien du Mondriaan Fund


Staged Android (Reduced to 88%) (2002-2014),

À la Halle de la Courrouze, Mark Manders installe Staged Android (Reduced to 88%), sculpture hybride qui emprunte à la fois au vocabulaire domestique et au monde du travail. Une cheminée d’usine se dresse au-dessus d’un ensemble de mobilier de bureau. L’ensemble constitue un organisme davantage qu’un assemblage, lorsqu’on réalise que plusieurs formes animales sont littéralement intégrées à l’architecture, sans que l’on puisse définir si, mortes ou vives, elles alimentent ou sont alimentées par la machine

Avec le soutien du Mondriaan Fund